L'Art est avant tout un moyen de communication. Une raison suffisante pour en parler. Vous trouverez sur cette page et la page suivante des informations temporaires sur des techniques artistiques, des billets d'humeur, des coups de coeur, et bien entendu des actualités personnelles.
C’ETAIT LA FIAC
Comme chaque année, j’ai fait mon petit tour de la FIAC, la Foire Internationale d’Art Contemporain, à Paris fin octobre. Voici mes principales observations. Tout d’abord mon bonheur de me retrouver au Grand Palais, ce lieu magnifique où j’ai si souvent traîné mes « gueilles » pour aviver mes sens et où j’ai eu le loisir d’exposer. En second lieu la file d’attente pour satisfaire les 32 euros du prix d’entrée. Une somme importante qui confirme que la FIAC n’est pas une foire ouverte à tous mais un salon destiné à quelques uns à des fins commerciales. Enfin le spectacle de cet espace où autrefois il fallait être et où maintenant il faut se montrer. Je retiendrai l’extraordinaire patchwork des créations présentées. Grâce aux étrangers avant tout. Un bric à brac de créations étonnantes, plus ou moins artistiques, qui confirme qu’il se passe encore quelque chose dans le monde en dehors de la crise et de l’Empire du Milieu. (11/11)
DU PRIX DE LA MATIERE
Une fois encore je viens tirer la sonnette d’alarme à propos du prix des matériaux et du matériel utilisés par l’artiste peintre. Je devrais dire par l’artiste tout court. Car dans toutes les disciplines le prix des instruments flambe. J’ai interrogé quelques amis du monde économique, qui m’ont assuré qu’aucun argument industriel – fabrication – ne justifie ces augmentations démoniaques. Ni les matières premières ni l’outil de production ne nécessitent d’augmenter les prix. Nous nous trouvons donc dans une situation purement capitalistique, à la recherche d’un plus grand profit. Une fois encore, ces fabricants viendront se plaindre que des produits made in ECC inondent le marché… (11/11)
LA VIE D'ARTISTE EST TRES DIFFICILE
Il paraitrait que 2 artistes sur 3 aujourd'hui n'arrivent pas à joindre les deux bouts. En l'absence de statistiques officielles, je me garderai bien de confirmer ces chiffres. Par contre, mon contact permanent avec le milieu, qu'il soit artistique ou journalistique, m'incite à croire à ces dires. L'artiste, qu'il soit installé, en vogue, en devenir ou débutant, est confronté à un marché atone voire conflictuel. Mais, me direz-vous, on n'a jamais autant parlé des prix astronomiques atteints par certaines oeuvres ! Ne vous leurrez pas : ces sommets correspondent à un marché spéculatif, pas à la réalité d'une valeur artistique. Ceux qui font monter les prix n'en ont que faire de cette valeur, ce qui les intéresse c'est leur porte-monnaie.
Le vrai consommateur, l'acheteur d'art par plaisir, est toujours grugé. Notamment dans une période économique déclinante, comme celle que nous vivons depuis 2009, où la spéculation est éhontée. Pourtant, la valeur point existe depuis 1894 pour permettre à l'acheteur de s'y retrouver dans un marché résolument opaque.
De quoi s'agit-il ? En fait le format d'une création - évitons le mot oeuvre - correspond à un chiffre et à une lettre. Un chiffre représentant la longueur par la hauteur du support. Une lettre P, F ou M représentant la forme générale du support : carrée, allongée, rectangle. Cette codification est rendue possible par le fait que les dimensions des supports Sont 9 fois sur 10 fidèles aux règles artistiques. Le point est le nom donné au chiffre. Ainsi chaque artiste, côté ou non, calcule le prix de ses créations en accordant une valeur argent au dit point. Plus le point est élevé, plus la création est chère. >