L'acheteur potentiel peut ainsi suivre la valeur du point de son artiste favori.
Lequel fait évoluer son point en fonction de sa réussite et en fonction du marché.
Or ce marché a fait son possible pour que le fameux point tombe en désuétude. Il
est en effet plus facile de considérer chaque création indépendament selon les occasions
comme un objet de consommation courante pour "faire plus d'argent".
Quand on vous dit que notre monde marche à l'envers...(04/11)
L'ART EN BERNE
Je suis souvent interrogé sur la qualité de l'enseignement artistique prodigué dans
l'Education Nationale. La plupart du temps, ce sont des parents dont les enfants
ont révélé un talent pour l'art pendant leur scolarité qui cherchent à rassurer leur
progéniture. Je ne peux pas juger globalement les enseignants tant les différences
sont grandes dans leur engagement. Par contre, il faut déplorer le peu de cas qui
est fait à l'enseignement artistique au collège et au lycée par les maîtres-penseurs
ministériels. D'aucuns auraient du comprendre que les outils modernes de communication
- ordinateur et téléphone mobile en tête - sont des incitateurs à la découverte.
Or, je remarque que ce qui fait défaut chez les jeunes scolaires c'est l'envie de
découvrir. La preuve que l'art, qui en est la clé principale, est une éducation en
berne. (04/11)
DEBALLAGE DE PRINTEMPS
Avec le printemps fleurissent les marchés d'art sur nos places de villages et villes. En ces temps incertains pour les artistes, les canididats sont en effet nombreux à l'exposition publique à des fins mercantiles. Je suis assez scandalisé par les prix éhontés des emplacements pratiqués par de nombreuses municipalités. Ce n'est pas en serrant le kiki des artistes, fussent-ils en herbe, qu'on les réconciliera avec leur environnement administratif. (02/11)
L'ENFANCE DE L'ART...
Depuis de nombreuses années, je me plais à porter la bonne parole de l'Art auprès des écoliers. Un cercle scolaire des classes primaires assis par terre, attentif à tout et questionneur à tout va. Ce sont toujours des enfants curieux parce que leur enseignante a elle-même déjà fait la démarche de la curiosité. Je dis enseignante parce que je n'ai encore jamais vu d'enseignant avec ces enfants. A croire que le métier se conjugue uniquement au féminin. Ce qui intéresse en priorité les petits ce sont les instruments. Et il faut être démonstratif : aller de la parole à l'acte parce que c'est cet acte - cette prise en main des outils - qui est peut-être le début d'une belle histoire artistique. Les enseignantes le disent : pratiquer quelques minutes avec un artiste soulève des tonnes de questions lors du retour en classe. Et en prime : quelques enfants conservent le syndrôme en eux. A contrario, il est devenu très difficile d'attirer les ados vers l'Art. Ils sont certes curieux - en général - mais rarement attirés ou intéressés. Ils sont, pour la quasi-totalité, enfermés dans un monde virtuel, dont il est presque impossible de les faire sortir. Il est vrai que l'école ne leur apporte plus cette curiosité nécessaire à la perméabilité des sens. Parfois l'un deux se connecte sur votre vécu, se branche sur votre envie de communiquer. Sans doute est-ce l'enfance de l'Art qui ressurgit. Mais cela ne dure pas longtemps. Et il apparait clairement qu'ils ne croient pas à la sincérité de l'expression artistique : de toute façon tout est faux et tout est falsifiable. Alors je pense à cela : les parents y sont certainement pour quelque chose ... (12/10)